
Le Sénat mexicain a approuvé le budget 2026, qui prévoit une hausse historique de 50 % de la taxe sur les plateformes de paris en ligne au Mexique. Avec 75 voix pour et 37 contre, la réforme de l'IEPS (Integrated Intermediate Platforms) constitue un précédent dans la politique fiscale du pays et redéfinit le cadre juridique régissant le secteur.
La réforme fiscale annonce un changement de politique en matière de jeux de hasard.
Pour la toute première fois, la loi IEPS place les plateformes de paris en ligne sur un pied d'égalité fiscale avec les établissements terrestres. Selon Proceso, le projet de loi a été adopté en urgence au terme d'une longue session, grâce au soutien de ses alliés au sein du gouvernement qui ont défendu des modifications connexes du Code fiscal fédéral et de la loi fédérale sur les redevances.
Ces réformes ont ensuite été transmises au chef de l'exécutif fédéral pour adoption immédiate. Par conséquent, les nouvelles taxes entreront en vigueur le 1er janvier 2026. Bien que la mesure ait été présentée comme un effort pour renforcer le recouvrement des impôts , le secteur privé la perçoit comme un tournant dans la stratégie économique à l'égard des jeux d'argent en ligne.
Transparence et contrôle des plateformes fiscales
L'un des changements les plus notables concerne le Code fiscal fédéral , qui oblige les plateformes en ligne à permettre un accès permanent et en temps réel aux informations relatives à leurs opérations. Ainsi, le Service fédéral des impôts (SAT) pourra contrôler les transactions, la facturation et les mouvements financiers sans autorisation judiciaire préalable.
Le magazine Proceso rapporte que, selon le sénateur Rolando Zapata Bello, la portée de ces mesures pourrait impacter directement les activités commerciales, car elles confèrent au SAT des pouvoirs de contrôle immédiats. Le gouvernement défend néanmoins cette initiative comme un outil de lutte contre la fraude fiscale et le blanchiment d'argent, conformément aux politiques de transparence mises en œuvre dans d'autres pays.
La nouvelle taxe mexicaine sur les paiements échelonnés (IEPS) génère des recettes malgré les inquiétudes de l'opposition.
La taxe spéciale sur la production et les services (IEPS) au Mexique a été modifiée afin d'augmenter les taxes sur le tabac, les boissons sucrées, les jeux vidéo violents et les jeux de hasard. Le gouvernement espère ainsi améliorer le recouvrement des impôts dès 2026. Cette mesure devrait entrer en vigueur avec la loi de finances actuellement en discussion au Sénat.
Alors que les déclarations officielles affirment que l'objectif est de dissuader la consommation nocive et de promouvoir la santé publique, des sénatrices de l'opposition, comme Karla Guadalupe Toledo, soutiennent que le véritable but est de générer des recettes fiscales. « Ce gouvernement cherche simplement à renflouer ses caisses », a-t-elle déclaré lors de la séance. Par ailleurs, les critiques soulignent que, ces taxes étant indirectes, les personnes aux revenus les plus modestes seraient touchées de manière disproportionnée par ces hausses, comme le souligne Proceso .
Réactions divergentes dans le secteur législatif
Le débat au Sénat a révélé une nette division. Selon le Journal officiel, 76 sénateurs ont soutenu la réforme de la loi fédérale sur les frais, 38 ont voté contre le nouveau code fiscal et 76 ont approuvé la mise à jour du système IEPS, contre 34 votes.
Les représentants de l'opposition ont également remis en question la rapidité avec laquelle le plan a été voté, évoquant l'absence d'une évaluation complète de son impact économique.
Implications économiques et fiscales du jeu au Mexique en 2026
Si les projections officielles se confirment, le Mexique prévoit de recouvrer plus de 761,5 milliards de pesos au cours du prochain exercice budgétaire. Ce chiffre représente une augmentation d'environ 10 % par rapport à 2025, principalement grâce à la hausse des recettes de l'IEPS. Des fonds supplémentaires proviendront également des activités terrestres et des plateformes en ligne nouvellement intégrées au cadre fiscal.
Le gouvernement prévoit d' allouer une partie des recettes aux programmes de santé publique et aux politiques sociales. Toutefois, l'efficacité de ces mesures reste sujette à débat. Parallèlement, le marché mexicain des jeux de hasard entre dans une nouvelle phase, caractérisée par un contrôle étatique accru et des attentes prudentes quant à son impact sur la compétitivité du secteur.
Cet article est extrait de : Sigma <Les opérateurs sont-ils prêts ? Le Mexique approuve une forte augmentation des paris en ligne>, lien original : https://sigma.world/news/mexico-online-betting-tax-increase-2026/